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CH₄

Le méthane est le 4e gaz à effet de serre naturel, après la vapeur d’eau, le CO2 et l’ozone ; mais il est le 2e des gaz à effet de serre émis par les activités humaines.

Quelles sources ?

Le méthane est la 4e composante des gaz à effets de serre naturel, après la vapeur d’eau, le CO2 et l’ozone ; mais il est le 2e contributeur des gaz à effet de serre au niveau mondial émis par les activités anthropiques, à hauteur de 13% en 2019 (Citepa, 2021).

Ses sources naturelles se trouvent au niveau des rejets de terres humides, comme les marais et marécages. Ses sources anthropiques sont principalement émises par le secteur agricole (animaux ruminants les rizicultures), la combustion de biomasse et les activités industrielles (combustion d’énergie fossile).

 

Emissions de CH4 par secteurs, en France
Emissions de CH4 par secteurs, en France, en pourcentage (ici, pour l’année 2019)
Sources : Citepa, Avril 2021 – Format Secten

 

Ses puits naturels sont l’atmosphère, où le méthane va rapidement être oxydé pour se transformer en dioxyde de carbone. Il va également être en partie absorbé par les sols. Cela conduit à une durée de vie relativement courte du méthane, autour de 12 ans, contre 100 ans pour le dioxyde de carbone (5e rapport du GIEC, 2013).

 

Quels impacts ?

Impact environnemental

Impact sur la santé

  • Fort gaz à effet de serre
  • Pouvoir de réchauffement sur 100 ans 28 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone
  • Pas d’impact aux concentrations atmosphériques
  • A forte concentration, il remplace l'oxygène et peut entraîner une asphyxie
  • Précurseur d’ozone, il impacte la santé respiratoire

 

Quelle évolution ?

Le méthane a atteint en 2019 une concentration de 1 866 ppb (parties par milliard), soit une augmentation de 150% de sa teneur préindustrielle en 1750[1]. A titre de comparaison, lors d’une transition entre une période glaciaire et interglaciaire, qui se fait sur 10 000 années, le méthane varie de 580 à 730 ppb[2].

Le méthane pourrait atteindre à la fin du siècle une concentration entre 1 000 et 4 000 ppb selon les différents scénarios économiques (5e rapport du GIEC, 2013).

 

 

Evolution de la concentration mondiale du méthane depuis 1850
Evolution de la concentration mondiale du méthane depuis 1850 (en noir), et projection de sa concentration d’ici 2100 selon différents scénarios d’émissions. Source : 5e rapport du GIEC

 

Afin de garantir un réchauffement à 1.5°C d’ici la fin du siècle, il faudrait réduire les émissions mondiales de méthane de 35% d’ici 2050[3]. Une manière de limiter les émissions de méthane serait de réduire la consommation en viande.

 
 

Chiffres clés

Concentration (2019) : 1 866 ppb
Forçage radiatif : + 0.61 W/m²
Pouvoir de Réchauffement Global (PRG, par rapport au CO2) : 28 sur 100 ans, 84 sur 20 ans
Durée de vie : 12 ans

Sources : 5e rapport du GIEC, 2013 ; 6e rapport du GIEC, 2021

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[1] IPCC, 2021 : Summary for Policymakers, in : Climate Change 2021 : The Physical Science Basis. 

[2] Résumé technique, Changements climatiques 2007 : les éléments scientifiques. Contribution du groupe de travail I au 4e rapport d’avluation du GIEC.

[3] Rapport spécial du GIEC, 2018 : Résumé à l’intention des décideurs, Réchauffement planétaire de 1,5°C