16/03/2026
- Air extérieur
Les mesures réalisées au sud de Nantes durant l’année 2025 ont mis en évidence des niveaux de pollution représentatifs d’un milieu urbain de fond, comme c’était le cas l’année précédente. On note une influence du chauffage résidentiel au bois pour les particules PM10 et PM2.5, conjuguée à une possible influence de la chaufferie bois Californie sur le site de mesure de Trentemoult durant 5 journées et 17 journées sur le site des Couëts. Ces élévations durent entre 1 et 2 heures. Une surconcentration, de 14 à 15 µg/m3 pour les PM10 et de 12 à 13 µg/m3 pour les PM2.5 en moyenne horaire, est alors enregistrée lors de ces élévations.
Suite à la mise en service des stations de surveillance de la qualité de l’air à Trentemoult et aux Couëts le 2 mars 2017 localisées respectivement dans les communes de Rezé et Bouguenais, dans l’agglomération nantaise, Air Pays de la Loire dresse le bilan de la qualité de l’air pour l’année 2025.
Les niveaux de pollution enregistrés aux Couëts et à Trentemoult sont représentatifs d’un milieu urbain de fond avec une influence :
- Du chauffage individuel au bois pour les particules fines PM10 et PM 2.5.
- Des émissions de la chaufferie bois, ponctuellement, pour les particules fines PM10 et PM2.5.
- Du trafic automobile pour le dioxyde d’azote sur le site des Couëts.
En termes de réglementation, l’ensemble des valeurs réglementaires définies pour le dioxyde d’azote et les particules (PM10 et PM2.5) a été respecté en 2025.
Les niveaux plus élevés en PM10 mesurés aux Couëts et à Trentemoult par rapport au site urbain du Cimetière de la Bouteillerie dans le centre-ville de Nantes sont liés à une influence des émissions de particules par le chauffage individuel au bois plus importante dans cette zone.
En 2025, 17 journées ont été recensées durant lesquelles une influence des émissions de la chaufferie bois est possible sur le site des Couëts et 5 journées sur le site de Trentemoult. Durant ces journées, l’influence possible de la chaufferie bois se caractérise par des élévations ponctuelles de PM10 et de PM2.5 qui durent en moyenne une à deux heures. Une surconcentration de 14 à 15 µg/m3 pour les PM10 et, de 12 à 13 µg/m3 pour les PM2.5, est alors enregistrée selon les sites. Cette surconcentration ponctuelle augmente au maximum la moyenne journalière de +3.8 µg/m3 pour les PM10. Elle n’a pas entraîné de dépassement du seuil d’information. Ces élévations représentent au plus 0,6 % du temps durant lequel la chaufferie biomasse est en fonctionnement. Ces surconcentrations et leur durée sont conformes à celles enregistrées les années précédentes.
Le suivi de la qualité de l’air en Sud-Loire sera poursuivi en 2026. Ce suivi sur une année supplémentaire prendra en compte la fin de la saison de chauffage au bois de l’hiver 2025-2026.