Cette FAQ propose des réponses courtes et sourcées aux questions les plus fréquentes sur la qualité de l'air intérieur, organisées par profil : grand public, gestionnaires d'établissements (collectivités, ERP, entreprises, établissements de santé) et professionnel·les de santé.
Elle a été réalisée avec le soutien de l'Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire 2026.
Comprendre la qualité de l'air intérieur - Grand public
Qu'appelle-t-on qualité de l'air intérieur (QAI) ?
La qualité de l'air intérieur désigne l'état de l'air dans les bâtiments (logements, écoles, bureaux, établissements recevant du public…). Elle dépend de la présence de polluants chimiques, biologiques ou physiques, ainsi que du renouvellement de l'air. Une mauvaise QAI peut avoir des effets sur la santé et le bien-être.
En savoir plus :
. Ecologie.gouv.fr
. Santé Publique France
Quels sont les principaux polluants de l'air intérieur et leurs sources ?
Les polluants les plus courants sont les composés organiques volatils (COV, formaldéhyde), les particules fines, le monoxyde et le dioxyde de carbone, les moisissures, les acariens et le radon. Ils proviennent des matériaux de construction et de décoration, du mobilier, des activités du quotidien (tabac, cuisine, ménage, bricolage, chauffage) ainsi que de l'air extérieur.
En savoir plus : sante.gouv.fr
Qui est le plus sensible à la pollution de l'air intérieur ?
Les nourrissons, les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes ainsi que les personnes souffrant d'asthme, d'allergies, de maladies respiratoires ou cardiovasculaires sont particulièrement sensibles aux effets de la pollution de l'air intérieur.
Quelle est la différence entre aération et ventilation ?
L'aération consiste à ouvrir les fenêtres ou les portes pour renouveler ponctuellement l'air. La ventilation repose sur un dispositif naturel ou mécanique permettant un renouvellement continu de l'air dans le bâtiment. Les deux sont complémentaires.
En savoir plus : agirpourlatransition.ademe
Quels gestes simples permettent d'améliorer la qualité de l'air intérieur ?
Aérer chaque jour au moins 10 minutes. Ne jamais obstruer les entrées et sorties d'air de la ventilation, limiter les produits d'entretien et parfums d'intérieur émissifs (bougies, encens), ne pas fumer à l'intérieur, entretenir régulièrement les appareils de chauffage/ventilation et maîtriser l'humidité pour prévenir les moisissures.
En savoir plus : sante.gouv.fr
Les purificateurs d'air peuvent-ils remplacer la ventilation ou l'aération ?
Non. Un purificateur peut réduire les concentrations de particules fines et de certains polluants chimiques mais ne renouvelle pas l'air : il n'évacue ni le CO2 ni l’humidité. Le HCSP recommande de le réserver aux situations où l'aération et la ventilation ne peuvent être suffisamment améliorées, avec prudence vis-à-vis des technologies à ionisation, plasma ou photocatalyse, susceptibles de générer des sous-produits pouvant être nocifs pour la santé.
En savoir plus : HCSP
Je gère un établissement - Collectivités, ERP, entreprises, établissements de santé…
Mon établissement est-il concerné par la réglementation sur la QAI ?
La réglementation relative à la qualité de l’air intérieur concerne notamment certains établissements recevant du public (ERP) accueillant des enfants, des personnes âgées ou vulnérables : crèches, écoles, accueils de loisirs, établissements d’enseignement, établissements de santé et médico-sociaux… Les obligations et le calendrier de mise en œuvre varient selon le type d’établissement.
En savoir plus :
. CEREMA
. Diag’QAI
Quelles sont mes obligations réglementaires ?
Depuis les décrets du 27 décembre 2022, la surveillance repose sur quatre volets : une évaluation annuelle des moyens d'aération (incluant une mesure du CO2), un autodiagnostic réalisé au moins tous les 4 ans, une campagne de mesures des polluants réglementaires (formaldéhyde, benzène, CO2) lors des étapes clés de la vie du bâtiment, et un plan d'actions régulièrement actualisé.
En savoir plus :
. CEREMA
. Diag’QAI
Comment savoir si un local est correctement ventilé ?
La mesure du CO2 en période d'occupation est l'indicateur le plus simple et le plus fiable du renouvellement d'air. Elle se complète d'un contrôle visuel : entrées d'air et bouches d'extraction non obstruées, absence de traces d'humidité ou de moisissures.
En savoir plus : HCSP
Pourquoi surveiller le CO₂ et comment interpréter les résultats ?
Le CO2 est un traceur simple du confinement de l'air, à défaut de pouvoir mesurer en continu tous les polluants. Selon le HCSP et l'arrêté du 27 décembre 2022 : en dessous de 800 ppm, le renouvellement d'air est jugé satisfaisant. Au-delà de 1 500 ppm, il est insuffisant et impose des actions correctives sans délai. Entre ces deux valeurs, une vigilance et des actions d'amélioration sont recommandées.
En savoir plus : Legifrance
Comment vérifier que son système de ventilation fonctionne correctement ?
Vérifiez que les bouches d'entrée et d'extraction d'air ne sont ni obstruées ni encrassées, contrôlez les débits d'air, l'absence de bruit anormal et l'état des filtres. Un contrôle technique périodique par un professionnel qualifié complète cette vérification.
En savoir plus : Guide du CEREMA
À quelle fréquence les équipements de ventilation doivent-ils être entretenus ?
L'ADEME recommande un entretien courant (dépoussiérage des bouches et entrées d'air) au moins deux fois par an, un contrôle professionnel complet chaque année à tous les trois ans selon le type d'installation et le remplacement des filtres une à deux fois par an pour une VMC double flux.
En savoir plus : ADEME
Quelles actions sont les plus efficaces pour améliorer la qualité de l'air intérieur ?
Les actions prioritaires sont la réduction des sources de pollution, le maintien d'une ventilation efficace, l'aération régulière, la maîtrise de l'humidité et l'utilisation de produits peu émissifs lors de travaux ou de l'entretien des locaux.
En savoir plus : Santépubliquefrance
Qui peut réaliser les mesures réglementaires ?
Les campagnes de mesures réglementaires (formaldéhyde, benzène, CO2) doivent être réalisées par un organisme accrédité par le COFRAC selon le référentiel LAB REF 30. La liste des organismes accrédités est publiée sur le site du COFRAC.
En savoir plus : COFRAC
Quels outils ou guides peuvent m'aider à mettre en œuvre ma démarche ?
Le Cerema propose des guides et ressources pratiques pour accompagner les gestionnaires d'ERP dans la mise en œuvre de la réglementation relative à la qualité de l'air intérieur. L'outil gratuit Diag'QAI permet également de réaliser un autodiagnostic de son établissement, d'identifier les sources potentielles de pollution et de définir des actions adaptées pour améliorer la QAI.
En savoir plus :
. CEREMA
. Diag’QAI
Je suis professionnel·le de santé
Quels sont les liens entre qualité de l'air intérieur et santé ?
Une mauvaise qualité de l'air intérieur peut contribuer à l'apparition ou à l'aggravation de troubles respiratoires, allergiques et cardiovasculaires. Certains polluants sont également associés à des effets chroniques plus graves, dont certains cancers.
En savoir plus : sante.gouv.fr
Quels sont les publics les plus vulnérables ?
Les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires sont les plus susceptibles de subir les effets de la pollution de l'air intérieur.
Quels messages de prévention transmettre aux patient·es ?
Encourager l'aération quotidienne du logement, limiter le tabagisme à l'intérieur, réduire l'usage de produits d'entretien et parfums d'intérieur émissifs, entretenir les appareils à combustion (chaudière, poêle) et signaler toute suspicion de lien entre le logement et les symptômes du patient·e.
En savoir plus : santepubliquefrance
Quand et comment orienter un·e patient·e vers un·e Conseiller·ère médical en environnement intérieur (CMEI) ?
Une orientation vers un CMEI peut être pertinente lorsqu'une pathologie respiratoire ou allergique semble liée à l'environnement du logement. Le CMEI intervient sur prescription médicale afin d'évaluer les expositions et proposer des mesures d'amélioration adaptées.
En savoir plus :
. ARS Pays de la Loire
. Cmei.france
Où trouver des ressources scientifiques et des recommandations ?
Pour les aspects réglementaires, le Cerema propose des ressources et guides pratiques sur la surveillance de la qualité de l'air intérieur dans les ERP. L'outil Diag'QAI permet aux gestionnaires d'établissements de réaliser un autodiagnostic et d'identifier les actions à mettre en œuvre pour améliorer la QAI. Pour les aspects sanitaires et scientifiques, consultez les ressources de Santé publique France et des Observatoires régionaux de santé (ORS).
En savoir plus :
. CEREMA
. Diag’QAI
. Santépubliquefrance
. ORS-IDF