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État des lieux de la qualité de l'air dans l'environnement de la future chaufferie biomasse de Montoir-de-Bretagne

  • Air extérieur

À la demande de Dalkia, une campagne de mesure a été menée du 20 février au 21 avril 2026 dans le quartier de Gron à Montoir-deBretagne, au niveau de la zone de retombées maximales identifiée par l'étude de modélisation des émissions de la future chaufferie biomasse. L'objectif de cette campagne de mesure est de réaliser un état des lieux de la qualité de l'air dans l'environnement de la future chaufferie, avant sa mise en route. 
Les résultats montrent un respect des valeurs réglementaires en vigueur. 
Les niveaux sont de même ordre que ceux mesurés en milieu urbain de Saint-Nazaire et qu’en milieu périurbain de Montoir-de-Bretagne pour les particules PM10, PM2.5. Pour le dioxyde d’azote (NO2), les niveaux mesurés sont plus élevés qu’en milieu urbain de Saint-Nazaire et périurbain de Trignac et de Montoir-de-Bretagne, du fait de la présence de la D100 à proximité du site de mesure. 
La qualité de l’air est typique d’une zone périurbaine, sous influence du trafic routier par vents de secteur sud.

Une seconde campagne de mesure est prévue une fois la chaufferie en fonctionnement début 2028.

Contexte et objectif

Dalkia a remporté un appel d’offres de la CARENE pour la construction, la gestion et l’exploitation d’un nouveau réseau de chaleur industrialo-urbain ainsi que d’une chaufferie biomasse de 6 MW à Montoir-de-Bretagne, à horizon 2027.

Dalkia a sollicité Air Pays de la Loire afin de réaliser une étude en trois volets :

  1. Une étude de modélisation des retombées maximales afin d’identifier les zones de retombées des émissions de la future chaufferie, permettant ainsi de déterminer l’implantation optimale des instruments de mesure de la qualité de l’air.
  2. Une première campagne de mesure avant mise en route de la chaufferie afin de réaliser un état des lieux de la qualité de l’air.
  3. Une seconde campagne de mesure après mise en route de la chaufferie permettant de caractériser son influence sur la qualité de l’air.

Ce rapport présente les résultats des deux premiers volets de l’étude, qui permettront d’évaluer l’influence de la future chaufferie sur la qualité de l’air une fois en fonctionnement.

Moyens

Des mesures automatiques ont été installées au niveau du sud du quartier de Gron, de Montoir-de-Bretagne, situé à 450 mètres de la future chaufferie sous ses vents de sud-ouest. Le site de mesure est localisé au niveau des premières habitations, à proximité immédiate de la zone susceptible d’être la plus influencée par la future chaufferie. 
Une première campagne de mesure a été réalisée du 20 février au 21 avril 2026. 
Un suivi en continu des concentrations atmosphériques de particules PM10 et PM2.5, du dioxyde d’azote NO2, dioxyde de soufre SO2, et la part estimée de carbone suie issue de combustion biomasse a été effectué, avant la construction de la future chaufferie.

Résultats

Le suivi en continu a permis de montrer :

  • Des niveaux en PM10 et PM2.5 de même ordre sur le site de Gron qu’en milieu urbain de Saint-Nazaire, et qu’en milieu périurbain de Montoir-de-Bretagne.
  • Des niveaux de NO2 plus élevés à Gron qu’en milieu de fond urbain de Saint-Nazaire et qu’en milieu périurbain de Trignac ou de Montoir-de-Bretagne. Cela s’explique par une influence plus marquée du trafic routier sur le site de Gron, notamment en lien avec la présence de la D100 au sud du site.
  • Des niveaux de SO2 faibles et proches de la limite de détection à Gron.
  • Par vents provenant de la future chaufferie, des niveaux à Gron de même ordre qu’en milieu urbain et périurbain pour les particules PM10 et PM2.5, et plus élevés qu’en milieu urbain et périurbain pour le NO2. Les niveaux de carbone suie d’origine biomasse sont homogènes entre Gron et le fond urbain de Nantes.

Finalement, la qualité de l’air est typique d’une zone périurbaine, sous influence du trafic routier par vents de secteur sud.

Les niveaux enregistrés vis-à-vis de la réglementation en vigueur sont résumés dans le tableau ci-dessous :
niveaux enregistrés vis-à-vis de la réglementation en vigueur

*Le dépassement de la valeur guide journalière de l’OMS pour les PM2.5 (8 jours de dépassement des 15 µg/m3 en moyenne journalière) s’inscrit dans deux épisodes nationaux de hausses des particules fines en lien avec une remontée de sable du Sahara conjuguée aux émissions locales de PM2.5, suivie d’une seconde période anticyclonique favorable à la stagnation des polluants.

Aucun dépassement des valeurs réglementaires n’a été constaté lors de la campagne. Toutefois :

  • Un dépassement du seuil d’information et de recommandation des PM10 (50 µg/m3 en moyenne journalière) n’est pas à exclure par comparaison aux années précédentes au niveau des stations de Saint-Nazaire et de Montoir-de-Bretagne.
  • Un dépassement de la valeur guide de l’OMS pour les PM2.5 de 15 µg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 3 à 4 jours par an a été constaté durant la campagne. Le dépassement de la valeur guide de l’OMS de 5 µg/m3 en moyenne annuelle est très probable étant donné que celle-ci est dépassée sur l’ensemble des stations dans les Pays de la Loire.
  • Un dépassement de la valeur guide de l’OMS pour le NO2 de 25 µg/m3 en moyenne journalière, à ne pas dépasser plus de 3 à 4 jours par an, n’est pas à exclure, compte tenu des niveaux enregistrés du fait de l’exposition du site au trafic routier.
    Un respect des valeurs réglementaires et des valeurs guides de l’OMS est par ailleurs très probable pour le SO2.

Une campagne de mesure supplémentaire sera menée une fois la chaufferie en fonctionnement, afin d’évaluer l’influence de celle-ci sur la qualité de l’air.