21/08/2026
- Air extérieur
Cette campagne, réalisée à la demande de Nantes Métropole, vient compléter une première campagne faite en 2025. Elle s’est déroulée du 3 février 2026 au 10 mars 2026 dans l’environnement de la future chaufferie biomasse du parc des sports à Thouaré-sur-Loire, afin de situer les niveaux par rapport à ceux relevés en stations permanentes d’Air Pays de la Loire par flux de sud à sud-ouest. Les résultats montrent des niveaux de même ordre que ceux mesurés en milieu urbain de Nantes et périurbain de Saint Étienne de Montluc pour les particules. Pour le dioxyde d’azote (NO2), les niveaux mesurés sont intermédiaires entre ceux du milieu urbain de Nantes et périurbain de Saint Étienne de Montluc. La qualité de l’air est typique d’une zone périurbaine, sans spécificité particulière par vents de sud.
Contexte et objectif
Dans son objectif d’atteindre une consommation locale 100 % énergie renouvelable en 2050, Nantes Métropole souhaite élargir le nombre d’équipements raccordés au réseau de chaleur urbain. C’est dans ce contexte qu’une chaufferie biomasse combinant une part de combustion de bois (83 %), une part de production solaire (13 %), et une part de combustion de gaz (4 %) va être construite sur le site du parc des sports à proximité du collège Les Sables d’Or de Thouaré-sur-Loire, permettant d’alimenter notamment le collège Les Sables d’Or, le centre technique municipal, le complexe sportif, ainsi que la future cuisine centrale et le futur équipement multifonction.
Nantes Métropole a sollicité Air Pays de la Loire afin de réaliser un état des lieux de la qualité de l’air dans ce quartier avant l’installation de la chaufferie biomasse. Cette campagne permettra également d’évaluer l’influence de la future chaufferie sur la qualité de l’air une fois en fonctionnement.
Moyens
Des mesures automatiques ont été installées au niveau du parking du collège Les Sables d’Or, situé à 130 mètres de la future chaufferie sous les vents de sud. Une première campagne de mesure a été réalisée du 10 mars au 7 avril 2025. En l’absence de vents de sud lors de cette première campagne, une seconde campagne a été mise en œuvre entre le 3 février 2026 et le 10 mars 2026.
Les mesures de concentrations de particules PM10 et PM2.5, de dioxyde d’azote NO2, et la part estimée de carbone suie issue de combustion biomasse ont été effectuées, avant la construction de la future chaufferie. Ce rapport présente les mesures réalisées en 2026.
Résultats
Cette seconde campagne de mesure a permis de consolider les conclusions du premier état des lieux de la qualité de l’air mené en 2025, en situant les niveaux par rapport à ceux relevés en stations permanentes d’Air Pays de la Loire par flux de sud à sud-ouest. Ces nouvelles mesures ont permis de compléter les observations par vents provenant de la future chaufferie, avant sa mise en route.
Les résultats montrent :
- Des niveaux en PM10 et PM2.5 de même ordre sur le site de Thouaré-sur-Loire qu’en milieu urbain à Bouteillerie, et qu’en milieu périurbain à Saint Étienne de Montluc.
- Des niveaux de NO2 plus faibles à Thouaré-sur-Loire qu’en milieu urbain à Bouteillerie, en lien avec un environnement moins exposé au trafic routier, mais plus élevés qu’en milieu périurbain à Saint Étienne de Montluc.
- Des niveaux de carbone suie liés à la combustion de biomasse plus marqués sur le site du collège de Thouaré-sur-Loire qu’en milieu urbain à la Bouteillerie, notamment en soirée.
- Par vents provenant de la future chaufferie, des niveaux à Thouaré-sur-Loire de même ordre qu’en milieu urbain et périurbain pour les particules PM10 et PM2.5, et intermédiaires entre urbain et périurbain pour le NO2. Des niveaux plus élevés ont été relevés en soirée sur le carbone suie d’origine biomasse.
Finalement, la qualité de l’air est typique d’une zone périurbaine, sans spécificité particulière par vents de sud.
Les niveaux enregistrés vis-à-vis de la réglementation en vigueur sont résumés dans le tableau ci-dessous :
*Le dépassement de la valeur guide journalière de l’OMS pour les PM2.5 (4 jours de dépassement des 15 µg/m3 en moyenne journalière) s’inscrit dans un épisode national de hausse des particules fines en lien avec une remontée de sable du Sahara conjuguée aux émissions locales de PM2.5.
Une campagne de mesure supplémentaire sera menée une fois la chaufferie en fonctionnement, afin d’évaluer l’influence de celle-ci sur la qualité de l’air.